Le Peak all: les raisons de la prévisible explosion du prix des métaux

Publié le 23/05/2016

Une exploitation intensive vieille de 200 ans

L’exploitation intensive des gisements de métaux date du 18ème siècle avec la première révolution industrielle. De nombreuses mines qui paraissaient autrefois inépuisables sont aujourd’hui fermées. C’est le cas notamment en Suède avec la célèbre mine de Stora Kopparberg qui alimenta l’Europe en cuivre durant plusieurs siècles.

Les métaux sont essentiels au développement de l’humanité, on dit d’eux qu’ils sont les sept piliers de la civilisation. Apres l’exploitation intensive de ces cinquante dernières années, les gisements les plus accessibles sont désormais épuisés.

Il semble que le temps des métaux bon marché soit révolu.

Du « Peak oil » au « Peak all »

Le "peak all" est un terme dérivé du concept crée pendant le premier choc pétrolier "peak oil".

Il définit le moment où la production mondiale de métaux a culminé avant de commencer à décliner du fait de l'épuisement des gisements.

En effet comme pour le pétrole, presque tous les métaux tendent à se raréfier. Les minerais accessibles ont déjà été largement exploités. 

Cas emblématique : l’or; c’est le seul métal à avoir franchi son pic de production. Son volume d’extraction ne croît plus, bien que 45 % des dépenses d’exploration lui sont consacrées. Au rythme de consommation actuel il ne resterait que 10 à 30 ans de réserve pour la plupart des grands métaux industriels : zinc, cuivre, nickel, plomb…

Certains experts avancent des dates plus précises : 2021 pour l’Argent métal, 2025 pour l’or et le zinc, 2039 pour le cuivre… L’union européenne a fait un rapport sur ce thème en 2012 en catégorisant les métaux stratégiques pour l’industrie.

 

Les raisons d’une pénurie annoncée

Depuis les années 70 aucune découverte géologique majeure n’a été faite alors que la demande à explosé. Les hommes n’ont eu comme choix que d’extraire du minerai de moins bonne qualité, c'est-à-dire moins concentré et donc plus difficile à exploiter.

A titre d’exemple, la concentration dans les mines d'or en Afrique du Sud, qui est un des principal pays producteurs, est passée de 20 grammes par tonne de minerai au début du siècle contre 5 grammes aujourd’hui. On assiste à un phénomène de raréfaction des ressources minières. 

Pour continuer à assurer la production il faut agrandir les mines et en développer de nouvelles, la plupart éloignées des centres industriels (Afrique du sud, Chili). Cette extraction est possible uniquement en augmentant l’énergie nécessaire, en creusant des mines plus profondes, en exploitant le fond des océans. Cela nécessite des moyens considérables, plus de pétrole, plus d’électricité, de l’uranium… un cercle vicieux de consommation des ressources.

La consommation frénétique des pays émergeant durant ces dernières décennies n’a été rendue possible qu’au prix d’investissements considérables dans le matériel et à un pétrole très bon marché. Mais ce temps est fini.

On comprend facilement à quel point le cours du pétrole comme celui des matières premières est lié. Tous les signaux sont à la hausse. A quand la ruée vers le Cuivre ?

http://petrole.blog.lemonde.fr/2012/05/08/rarefaction-des-metaux-demain-le-peak-all/

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